ACCIDENTS DE LA ROUTE:POINT DE VUE DU GICAM EN 2011

Selon le président du groupement interpatronal du Cameroun, les dommages collatéraux s’élèvent à 100 milliards par an.
Selon le président du groupement interpatronal du Cameroun, les dommages collatéraux s’élèvent à 100 milliards par an.
Au Cameroun, les familles et les entreprises privées payent le prix fort des macabres accidents routiers. Pour sa première sortie médiatique de l’année 2011, le président du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), Olivier Behle, présente des statistiques manifestement préoccupantes. « Au cours des trois dernières années, les principaux axes routiers du Cameroun ont été le théâtre de 31 000 cas d’accident de la route, soit 30.000 blessés et 4790 décès », révèle Olivier Behle. Des données que le président du Gicam dit provenir du ministère des Transports. « Ils ont fait l’effort cette fois, d’avoir une banque de données.
Mais celle-ci doit être systématique disponible afin d’évaluer l’ampleur du phénomène », suggère le porte parole du Gicam. Ce dernier s’étend également sur les préjudices subits par les entreprises privées où officiaient les victimes de ces accidents de la circulation. Et le nombre de ces victimes ne cesse visiblement de croître. Par an, le Cameroun enregistre environ 1600 cas de décès annuels (des statistiques qui datent d’un an ndlr), soit des pertes évaluées à 100 milliards de francs Cfa par an.
Des pertes qui, analyse le Gicam, équivalent aux douleurs subies par les familles et à la force de travail que perdent les entreprises. Ces données ont d’ailleurs été relevées par l’association « Securoute » lors de la 4e journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route en décembre 2010.
Laquelle association mentionnait qu’en 20 ans, les accidents de la route ont fait 100.000 handicapés physiques. Pour palier à ce facteur de ralentissement de l’économie nationale, le Gicam préconise entre autres solutions, « la création d’une banque de données fiable et annuelle sur les accidents de la route, l’intensification de la sensibilisation sur les conséquences des accidents de la route, l’introduction de la rigueur dans le système de délivrance des permis de conduire, la responsabilisation accrue des centres de contrôle-routiers ».
A ce propos, le président de Securoute, Martial Missimikim, annonçait également que des fonds vont être alloués par les Nations unies dès le 11 mai prochain aux gouvernements qui auront fait connaître leurs plans nationaux pour la première décennie d’action pour la sécurité routière.
Ce premier point de presse du Gicam pour le compte de l’année 2011 a par ailleurs abordé trois autres préoccupations notamment la loi de finances 2011, les négociations relatives à l’accord de partenariat économique et les suites du comice agro-pastoral qui tenu à Ebolowa en janvier 2011.

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securouteafrica-org