Cameroun : Recrudescence des accidents de la route, que se passe-t-il ?

accidents au Cameroun

Le constat est inquiétant face à la multiplication des accidents de la route et par ricochet du nombre de blessés et de morts sur nos axes routiers depuis le début de l’année 2021.

L’année 2021 est marquée par un constat général sur les routes depuis son entame : un accroissement d’accidents entrainant de nombreuses victimes au sein des familles.

En effet, l’on pourrait se demander s’il ne s’agirait pas là d’un mauvais sort jeté sur les routes dans le but de semer de la désolation dans les familles ou de la terreur dans l’esprit des populations camerounaises et surtout des voyageurs. Depuis le mois de Janvier, environ 20 accidents de la circulation ont été recensés par l’association SECUROUTE.

Faut-il alors arrêter de voyager pour être en sécurité ? cette solution est clairement utopique.

Après une observation minutieuse et des enquêtes menées par les Forces de Maintien de l’Ordre à la suite des nombreux accidents enregistrés depuis le début de l’année 2021, il en ressort que la majorité de ces accidents est simplement due à l’imprudence et incivisme des chauffeurs, mais également au non-respect des règles élémentaires de sécurité routière par les usagers de la route.

Tout ceci se produit dans un contexte où pilulent des campagnes de sensibilisation, des stratégies et des interpellations pour lutter contre les accidents de la route, mises en œuvre soit par le gouvernement, soit par des OSC, soit même par des particuliers. Mais au regard du nombre chaque jour grandissant d’accidents graves enregistrés, le résultat parle de lui-même. Jusqu’où faut-il alors sensibiliser ? Que faire ?

Trop de sang versé sur les routes, trop de tristesse et de désolation dans les familles des victimes, trop d’avenirs gâchés suite à des traumatismes subis à la suite d’un accident, trop de peur dans les esprits des voyageurs, trop c’est trop !

Pour sortir de cercle vicieux d’accidents, ou du moins essayer, il est impératif de ne pas baisser les bras quant à la sensibilisation. Insister sur le facteur humain, car il représente 70% des accidents de la circulation au Cameroun. Travailler sur les hommes qu’ils soient du côté du peuple ou du côté de l’administration. Aussi, pourquoi ne pas mettre un accent sur la répression ? les autorités et Forces de maintien de l’ordre sont interpellés au premier chef.

Tous autant que nous sommes, chauffeurs, piétons, passagers de véhicules, usagers de la route, prenons notre part de responsabilité chacun en ce qui le concerne et contribuons à mettre fin à ce film d’horreur que constitue la recrudescence des accidents routiers avec ses conséquences. Dénonçons et sensibilisons, car ceci est une affaire de tous et non pas seulement des autorités.

Prudence sur les routes car comme l’a chanté l’artiste musicien Black Roger’s « la route ne tue pas mais c’est nous qui tuons ».

 

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